Derrière des façades d'immeubles à l'apparence ordinaire, 300 à 400 habitants sont entassés dans des chambres de 7 mètres carrés, soit 2 mètres de plus que le minimum requis pour le bien-être animal.
Bâtis dans les années 1960, les Foyers de Travailleurs Migrants visaient à résorber les bidonvilles autour de Paris et loger les travailleurs étrangers appelés pour reconstruire la France d'après-guerre.
En 1957, l'Etat crée la Sonacotra (Société Nationale de Construction pour les Travailleurs), en charge de loger cette main d'oeuvre venue principalement d'Algerie et d'Afrique sub-saharienne.
En 1973, on compte 275 foyers en France, hébergeant plus de 73 000 personnes.
En 2006 commence une politique de réhabilitation de ces logements insalubres. Pour marquer ce tournant, la Sonacotra est renommée Adoma (du latin “ad domus” : “à la maison”). Les foyers sont peu a peu transformés en “résidences sociales” avec studios, cuisine et sanitaire privés.
Une transformation lente et partielle puisqu'aujourd hui, 72 foyers en Île-de-France restent non-réhabilités.
De 2023 a 2026, j'ai visité 6 de ces foyers en région parisienne et rencontré leurs habitants, indissociables de l'histoire de l'immigration en France.































